
Photo : Institut Suédois
Soleil et Lune. Andreas Eriksson en dialogue avec Ivan Aguéli
Deux trajectoires suédoises s'entrechoquent dans une exposition saisissante entre terre minérale et lumière mystique. Entre le silence sédentaire des grandes toiles sombres et le mouvement épuré des petits formats solaires, ce tête-à-tête artistique propose une véritable méditation sur notre façon d'habiter le monde.
Institut suédois (Paris 3e)
À propos
L’Institut suédois présente Soleil et Lune, une exposition captivante réunissant les œuvres du peintre contemporain Andreas Eriksson et celles du mystique Ivan Aguéli. Du 20 octobre 2026 au 10 janvier 2027, découvrez ce dialogue artistique entre la terre sombre et minérale de Suède et la lumière éclatante des paysages du Sud. Cette confrontation inédite entre deux visions du monde, marquée par la quête d’une vérité commune, est entièrement gratuite. Vous pourrez explorer cette installation riche en textures et en atmosphères variées du mardi au dimanche, avec une nocturne le jeudi soir. Une occasion unique de contempler ces trajectoires artistiques opposées mais profondément liées.
Andreas Eriksson construit des structures visuelles au moyen de blocs, de couches et de coups de peinture, qui peuvent être interprétés comme autant de façons d’éprouver le monde. Strates géologiques, minéraux, mousse, feuilles ou écorce… Ses tableaux sont des superpositions de matérialité, des accumulations d’énergie et de temps dans des densités et des formes variées. Son art est fondamentalement lié à un seul et même lieu : Medelplana, au pied du plateau Kinnekulle, dans le sud-ouest de la Suède, près du lac Vänern. Les couleurs terreuses et saturées de ses peintures proviennent des paysages qui entourent sa maison et constituent son quotidien.
Face aux peintures monumentales de Andreas Eriksson sont exposés une dizaine de petits formats d’Ivan Aguéli, peintre et mystique disparu au début du siècle dernier. Leur taille réduite nous indique un mouvement : ces œuvres ont été réalisées sur les chemins qui l’ont mené loin de sa Sala natale – petite cité minière, située dans une région montagneuse du centre de la Suède. Les paysages évoquent le sud ; ils sont délavés par le soleil, lumineux, les formes en sont réduites et simplifiées, presque cubistes, comme peintes à la hâte, avec ferveur. Les œuvres d’Ivan Aguéli ont été sélectionnées par Andreas Eriksson,qui a souhaité leur offrir une place à part entière dans son exposition. Par leur palette, leurs motifs, leur atmosphère et leur approche, les œuvres des deux artistes sont presque des contraires. La lumière éclatante et les vastes ciels d’Aguéli ; la terre sombre et minérale d’Eriksson.
Ivan Aguéli avait la conviction que l’art pouvait être un portail vers une vérité supérieure. Toute sa vie a été une quête incessante, portée par différentes doctrines spirituelles, politiques et esthétiques. Un voyage qui, depuis Sala, l’a conduit vers des horizons aussi lointains que Paris et le Caire. Du protestantisme luthérien de son enfance à la mystique de Swedenborg, et de l’anarchisme à l’islam ésotérique de la tradition soufie.
De prime abord, on se dit que les différences entre les deux artistes ne sauraient être plus grandes. Ivan Aguéli, l’anarchiste, le soufi, qu’une vie de vagabond en quête de sagesse aura conduit à une mort prématurée, dans un dénuement extrême. Et Andreas Eriksson, dont l’art naît d’un lieu unique. L’un en perpétuel mouvement, l’autre ayant fait de l’immobilité une condition nécessaire à la peinture. Mais en voyant leurs œuvres côte à côte, les différences biographiques semblent s’estomper. La présence du sensible est ce qui les unit. La terre, les pierres, les arbres chez Andreas Eriksson ; le ciel, le soleil et la lumière chez Ivan Aguéli. Ces peintures vivent dans une même atmosphère et répondent à une quête commune de vérité.
Parallèlement à l’exposition, un livre présente en miroir les œuvres des deux artistes. Avec un texte de Sara Arrhenius.
Notre présentation de l’événement
L’exposition Soleil et Lune s’installe à l’Institut suédois du 20 octobre 2026 au 10 janvier 2027. Ce projet confronte les peintures monumentales d’Andreas Eriksson, inspirées par le paysage suédois de Medelplana, aux petits formats lumineux d’Ivan Aguéli, peintre et voyageur mystique. Les œuvres d’Eriksson, centrées sur la matière et la géologie, dialoguent avec la vision solaire et épurée d’Aguéli, révélant une quête commune de vérité au-delà des différences biographiques.
Vous pouvez visiter cette exposition librement du mardi au dimanche. Les portes sont ouvertes de 12h00 à 19h00, à l’exception du jeudi où l’horaire est élargi jusqu’à 21h00. L’accès est gratuit pour tous les visiteur·rices. Un livre, incluant un texte de Sara Arrhenius, accompagne cet événement et met en miroir les créations des deux artistes.
Situé dans le 3e arrondissement de Paris, l’Institut suédois offre un cadre privilégié pour découvrir ce travail qui unit l’immobilité ancrée d’Eriksson au mouvement perpétuel d’Aguéli. Que vous soyez amateur·rice d’art contemporain ou curieux·se de spiritualité esthétique, cette installation propose une immersion sensible au cœur de la création suédoise.
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