This page is also available in English. View in English

Esta página también está disponible en español. Ver en español

Underground ! La presse alternative des années 1970 en France

Photo : DR

10–18 oct.Gratuit

Underground ! La presse alternative des années 1970 en France

Plonge dans le chaos créatif et la rage utopique des années 70 avec une immersion rare au cœur de la presse alternative. Entre collages sauvages et fanzines militants, découvre comment toute une génération a osé dynamiter les codes graphiques et politiques du papier glacé. Un shoot d'adrénaline visuelle pour nourrir ton esprit critique et ton sens esthétique.

Bibliothèque François-Mitterrand – Allée Julien Cain

À propos

Plongez dans l'effervescence créative et militante des années 1970 avec l'exposition Underground ! à la Bibliothèque François-Mitterrand. Cet événement gratuit explore la presse alternative française, véritable laboratoire d'utopies et de contestations politiques. À travers une sélection issue des collections de la BnF, découvrez comment des publications marginales, prônant l'autonomie et l'expérimentation graphique, ont défié les codes du journalisme traditionnel. Que vous soyez passionné·es d'histoire sociale, de design éditorial ou de contre-culture, cette rétrospective offre une immersion unique dans une décennie de ruptures. L'exposition est accessible à toutes et tous, sans frais, au cœur du 13e arrondissement de Paris.

L’exposition

La presse alternative se fait l’écho des aspirations d’une jeunesse en rupture avec les modèles dominants : luttes politiques et libertaires, revendications régionalistes, antimilitarisme, engagement antinucléaire, libération sexuelle, quête de nouvelles formes de vie communautaire inspirées du mouvement hippie… Refusant les codes de la presse d’information mainstream, elle revendique l’autonomie, la parole directe, l’expérimentation et le droit à l’utopie.

Un foisonnement graphique et formel

Militante, cette presse est aussi profondément inventive sur le plan formel. Refusant les règles du journalisme traditionnel, elle détourne les genres, multiplie collages, bandes dessinées, typographies manuscrites et éclatement des maquettes. De nombreux artistes et dessinateurs y font leurs premières armes, tandis que les techniques du Do It Yourself (offset, ronéo, linogravure) deviennent autant de gestes politiques et créatifs. Fanzines de poésie, de BD, journaux muraux, tracts ou feuilles éphémères témoignent d’un foisonnement graphique au croisement des arts, de la poésie, du happening, de la science-fiction et de la culture rock.

L’âge d’or des années 1970

L’exposition met en relief la décennie 1970, moment d’apogée mais aussi de fragilisation de la presse alternative. Si celle-ci connaît alors une vitalité exceptionnelle, elle se heurte en effet à un certain nombre d’obstacles : précarité économique, périodicité incertaine, censure, saisies et poursuites judiciaires. À la fin de la décennie, l’essoufflement est net. L’avancée en âge du lectorat, l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, la concurrence des radios libres et la bascule esthétique de la génération hippie vers l’énergie punk marquent la fin de cet « âge d’or ».

De la marge au patrimoine

Pour le remettre en lumière, un fonds patrimonial hors norme de près de 400 titres a été identifié au sein des collections de la BnF, d’abord à l’aide d’un projet de recherche mené par James Horton, docteur en histoire de l’art et ancien chercheur associé au département Droit, économie, politique, ensuite par le patient travail des commissaires de l’exposition. Longtemps insoupçonné, ce gisement documentaire s’est constitué via de multiples sources : dépôt légal imprimeur, recours aux Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP) pour certains titres diffusés nationalement, envois volontaires d’éditeurs, dons, acquisitions, mais aussi vigilance de bibliothécaires qui, dès Mai 68, ont perçu l’importance historique de cette presse marginale, souvent autoproduite et autodistribuée.

En valorisant aujourd’hui ces collections, l’exposition participe à la « patrimonialisation » d’un objet initialement rétif à toute forme d’institutionnalisation. Elle entend surtout ouvrir de nouvelles pistes de recherche et inviter à redécouvrir un pan largement méconnu de l’histoire de la presse française. Car ces journaux, souvent éphémères et voués à l’échec économique, ont transformé durablement les formes de l’expression politique et sociale en France, tout en constituant un laboratoire artistique et graphique d’une incroyable inventivité.

Notre présentation de l’événement

Située au sein de la Bibliothèque François-Mitterrand, l'exposition Underground ! met en lumière un fonds patrimonial rare composé de près de 400 titres de presse alternative. Ce corpus, documentant les aspirations d'une jeunesse en quête de nouveaux modèles de vie, aborde des thématiques aussi variées que l'antimilitarisme, la libération sexuelle et l'engagement antinucléaire. Le parcours souligne la richesse graphique de ces publications, marquées par le collage, la bande dessinée et des techniques d'impression artisanales comme la linogravure ou le ronéo.

Au-delà de l'inventivité artistique, cette rétrospective retrace les défis rencontrés par ces journaux, de la précarité économique aux poursuites judiciaires. Vous pourrez explorer l'évolution de ce secteur, de son apogée créatif jusqu'à son essoufflement à la fin des années 1970 face à l'émergence de nouveaux mouvements culturels et politiques. Ce travail de valorisation, soutenu par les recherches de James Horton et des commissaires de l'exposition, transforme des objets autrefois marginaux en un témoignage historique majeur.

L'exposition est ouverte du lundi au dimanche, avec des horaires étendus : le lundi de 14:00 à 20:00, le dimanche de 13:00 à 19:00, et du mardi au samedi de 09:00 à 20:00. L'accès est entièrement gratuit du 2 octobre 2026 au 18 octobre 2026, au sein de la Bibliothèque François-Mitterrand, allée Julien Cain.

17°C

Prévisions météo

Partiellement nuageux

max +17 °Cmin +11 °C

Vous aimerez aussi