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Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa

Photo : Iconem, UNESCO

10 oct. – 3 janv.

Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa

Face au chaos qui menace l'histoire du monde, cette exposition courageuse révèle comment l'art et la mémoire deviennent des boucliers indispensables. Laisse-toi transporter par ces récits poignants de reconstruction, où la main de l'homme s'obstine à réparer ce que la guerre a tenté d'effacer. C'est une immersion rare, essentielle pour comprendre comment on rebâtit demain sur les décombres d'hier.

Cité de l'architecture et du patrimoine (Paris 16e)

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À propos

L’exposition Patrimoines en résistance, de Tombouctou à Odessa s’installe à la Cité de l’architecture et du patrimoine du 3 octobre 2026 au 3 janvier 2027. Ce parcours documentaire explore les enjeux des conflits armés sur le patrimoine culturel, des destructions de Bâmiyân à Gaza jusqu’aux efforts de reconstruction. À travers une sélection de photographies, maquettes et répliques numériques, les visiteur·euses sont invité·es à réfléchir sur les actes de préservation et de réparation face aux violences contemporaines. L’entrée est payante, avec des tarifs oscillant entre 10 et 13 euros, et le site est accessible au public durant une large plage horaire en journée.

De Tombouctou à Odessa, de Bâmiyân à Gaza, les conflits armés font du patrimoine une cible privilégiée. Face à ces destructions, l’exposition Patrimoines en résistance interroge les gestes d’effacement, mais aussi les formes de résistance et de réparation qui permettent de penser l’avenir à partir des ruines.

En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une mobilisation internationale sans précédent s’engage alors pour reconstruire les sites détruits, en s’appuyant sur les fouilles archéologiques et la mémoire des artisans maliens.

Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?

À travers un ensemble remarquable de cartes, textes, maquettes, photographies, vidéos, œuvres contemporaines et répliques numériques réalisées par Iconem, l’exposition propose un parcours en trois séquences. Conçue comme un grand reportage, elle tisse un récit documenté, visuel et sensible, croisant les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins.

L'exposition, en mettant à distance le tumulte du monde, offre au visiteur un temps de réflexion indispensable face au flot d'informations en continu.

Les trois séquences de l’exposition

Effacer
La destruction du patrimoine prend aujourd’hui des formes multiples : dynamitage de sites emblématiques, bombardement massif de villes, abandon délibéré de territoires, pillage et trafic de biens culturels. Cet effacement touche aussi les patrimoines ordinaires et immatériels, à travers les déplacements de populations, le « nettoyage culturel », l’urbicide, le ruricide ou l’écocide. Loin de l’image d’une guerre « propre », ces pratiques révèlent l’ampleur des violences infligées aux lieux et aux sociétés.

Résister
Face à l’effacement, des formes de résistance émergent. Aux côtés des grandes institutions internationales, ONG, associations, collectifs de citoyens, d’architectes et de chercheurs agissent pour protéger, documenter et transmettre le patrimoine menacé. Sur les terrains de conflit, chaque geste du quotidien, chaque récit, devient un acte de résistance, contribuant à préserver la mémoire et à soutenir la survie physique et psychologique des populations.

Réparer
Au XXIᵉ siècle, la réparation post-conflit dépasse la seule reconstruction matérielle. Elle engage une approche globale, attentive aux territoires, aux corps et aux esprits. Réparer, c’est aussi « refaire société », reconstruire des liens, transmettre des savoirs et inscrire la mémoire au cœur des processus de renaissance. Le patrimoine devient alors un levier essentiel pour penser un avenir commun, en continuité avec le passé et le vivant.

Notre présentation de l’événement

Située dans le 16e arrondissement, la Cité de l’architecture et du patrimoine consacre son espace à une analyse profonde des dommages subis par les sites culturels dans le monde. En s’appuyant sur des exemples historiques comme les mausolées de Tombouctou, l’événement examine la qualification de ces actes comme crimes de guerre et met en lumière les mobilisations internationales actuelles.

Le parcours se divise en trois séquences distinctes : l’effacement, la résistance et la réparation. À travers un ensemble varié de vidéos, textes, cartes et créations numériques d’Iconem, vous découvrirez comment des collectifs d’architectes, d’artistes et de témoins tentent de contrer l’urbicide et le nettoyage culturel. Cette exposition se veut un temps de réflexion nécessaire face à l'actualité des conflits.

Vous pouvez visiter cette exposition du lundi au dimanche, de 11h00 à 19h00, avec une nocturne le jeudi jusqu’à 21h00. Les tarifs d’entrée se situent entre 10 et 13 euros. L’organisation propose un récit documenté et sensible pour mieux comprendre le rôle du patrimoine dans la reconstruction des sociétés après les guerres.

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