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La fin des temps

Photo : Marge design

16–21 oct.

La fin des temps

Philippe Decouflé s'attaque au monument Murakami dans une création totale où danse, théâtre et échos japonais se mêlent avec audace. Laisse-toi transporter par cette fable hybride où les frontières entre les mondes s'effacent pour ne laisser place qu'à l'onirisme.

Théâtre du Châtelet (Paris 1er)

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À propos

Le Théâtre du Châtelet accueille du 16 au 21 octobre 2026 l'adaptation scénique du célèbre roman d'Haruki Murakami, La Fin des temps. Mis en scène et chorégraphié par Philippe Decouflé, ce spectacle hybride et monumental réunit neuf acteurs et dix danseurs pour explorer le récit onirique d'un homme en quête de son amour perdu dans le Tokyo de 1985. Cette œuvre d'art total, qui fusionne théâtre, danse et musique, s'adresse à un public dès 12 ans. Notez que la représentation est parfaitement adaptée aux personnes aveugles ou malvoyantes pour garantir une expérience inclusive à toutes et tous.

À la venue de l’automne, leurs corps se couvraient de longs poils dorés. Une teinte dorée dans le sens le plus pur, à laquelle ne pouvait se mêler aucune autre nuance. L’essence même de la couleur dorée, manifestée en ce monde. Ils arboraient la teinte dorée la plus pure qui soit entre ciel et terre.

Haruki Murakami, La Fin des temps ; traduit du japonais par Corinne Atlan,, Paris, Seuil, « Points », 2013, p. 22.

Révélé au grand public en 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, Philippe Decouflé avait contribué, aux côtés de Jean-Paul Goude, à la création du défilé parisien « Bleu Blanc Goude », le long de l’avenue des Champs-Élysées. Trois ans plus tard, il devint maître d’œuvre des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver 1992, à Albertville. C’est au lendemain de cet événement qu’il rencontre la productrice japonaise Miyako Kanamori : elle lui confie alors l’adaptation du conte japonais Dora sous la forme d’une comédie musicale, créée en 1996 à Tokyo. Vingt ans plus tard, Philippe Decouflé crée, à Kanagawa, My Name is Shingo, une autre comédie musicale, tirée du manga de science-fiction de Kazuo Umezu.
Et, en 2026, Miyako Kanamori propose à Philippe Decouflé de réaliser la toute première adaptation, à la scène, de l’un des romans d’Haruki Murakami, l’un des écrivains japonais contemporains les plus lus au monde : La Fin des temps.

Sous le regard bienveillant de l’auteur, le chorégraphe français s’est lancé dans une œuvre d’art total mêlant théâtre, musique et danse, empruntant aux codes de la comédie musicale (Les Parapluies de Cherbourg, West Side Story…), ainsi qu’à la tradition du Kabuki (une forme épique de théâtre japonais). Philippe Decouflé a dirigé une troupe de neuf acteurs et de dix danseurs autour d’un spectacle hybride, d’une durée de deux heures quarante-cinq, où se condense une œuvre de plus de sept cents pages. À la fois metteur en scène et chorégraphe, il aura à la fois tracé et recherché l’épure nécessaire à l’adaptation du roman d’Haruki Murakami à la scène. Et c’est ainsi qu’une forme de dialogue original est née, où le personnage principal est divisé en trois entités : « je », « moi » et « mon ombre ».

Notamment incarnée par la vedette japonaise Tatsuya Fujiwara, La Fin des temps est une histoire qui se développe dans deux mondes parallèles. En 1985, à Tokyo, un homme a perdu son grand amour. Situés entre la vie du héros et ses propres rêves, le roman et le spectacle questionnent tout autant notre humanité que la fragilité d’un être errant dans un monde dystopique et onirique.

Notre présentation de l’événement

Au croisement du théâtre classique, de la danse contemporaine et des codes du Kabuki, le chorégraphe Philippe Decouflé relève le défi d'adapter le roman fleuve d'Haruki Murakami sur la scène du Théâtre du Châtelet. Du 16 au 21 octobre 2026, cette création originale, développée en étroite collaboration avec l'auteur, déploie une fresque dystopique où le protagoniste se fragmente en trois entités distinctes : « je », « moi » et « mon ombre ». Porté par une troupe de dix-neuf artistes incluant la star japonaise Tatsuya Fujiwara, le spectacle navigue entre les rêves et la réalité d'un homme endeuillé dans le Tokyo de 1985.

Ce spectacle d'une durée de deux heures quarante-cinq offre une immersion totale dans l'univers onirique de Murakami. L'accessibilité est au cœur de cette création, qui propose un dispositif adapté pour les personnes aveugles ou malvoyantes. Les billets sont accessibles dans une gamme de prix allant de 6 à 59 € pour ce rendez-vous incontournable de la scène parisienne.

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