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EXPOSITION LA MODE AU MOYEN AGE

Photo : Asso Amis Tour Jean sans Peur - BnF

10 oct. – 7 mars

EXPOSITION LA MODE AU MOYEN AGE

Oubliez les tuniques informes et les tenues rustiques, le Moyen Âge était un véritable laboratoire de style où chaque pli et chaque accessoire marquait le rang social. Cette plongée dans les archives textiles vous révèle comment nos ancêtres structuraient leur allure, entre innovations audacieuses et codes vestimentaires impitoyables. Une immersion fascinante pour comprendre que la quête de l'élégance ne date pas d'hier.

Tour Jean sans Peur (Paris 2e)

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À propos

La Tour Jean sans Peur vous invite à plonger au cœur de l'élégance médiévale avec une exposition consacrée à l'évolution de la silhouette, des accessoires et des codes vestimentaires du Moyen Âge. Accessible dès 6 ans, cet événement explore comment les tenues ajustées, les coiffes sophistiquées et les normes sociales ont façonné l'apparence des femmes et des hommes d'autrefois. Vous pourrez découvrir cette immersion historique en visite libre ou guidée du 2 octobre 2026 au 7 mars 2027. Notez que le parcours de visite est spécifiquement adapté aux personnes sourdes ou malentendantes, permettant à chacun·e de profiter pleinement de ce voyage dans le temps.

L'exposition plonge le spectateur dans l'univers de la mode médiévale à travers trois thématiques présentant l'évolution de la silhouette, l'importance des accessoires, des coiffes jusqu'au raffinement des chaussures et enfin les normes sociales qui régissent l'apparence vestimentaire dans la société médiévale. Une dernière partie est consacrée à la confection et à l'entretien des vêtements.

Autour de l'exposition :
De mai à décembre 2026 sont proposés de nombreux événements autour de la mode et du textile au Moyen Âge : cycle de conférences, week-end médiéval en juillet, mini-exposition sur la tapisserie en juin et juillet en partenariat avec l'IESA etc….

Programmation à suivre sur www.tourjeansanspeur.com
Billetterie programmation : https://www.payasso.fr/tourjsp/programmation2026


Paraître___________________________________________________________

Si, jusqu’au XIIIe siècle, les vêtements se portent larges, avec parfois un laçage permettant de souligner le torse, à l’aube du XIVe siècle débute une véritable révolution.

Les vêtements amples font désormais place à des tenues ajustées, obéissant à une même esthétique : un corps fin et élancé. Celui des femmes est souligné par le port d’une cotte resserrée au niveau du torse et pourvue d’un décolleté tandis que le corps masculin est mis en valeur par un pourpoint ajusté et des chausses montantes. Les moralistes ont très tôt fustigé cette mode effrontée, comparant la silhouette masculine à celle d’un lévrier.

Au XVe siècle, le pourpoint, élément principal de la garde-robe masculine remonte à mi- fesses. Cette évolution demande un réajustement des chausses qui finissent par se rejoindre, complétées par la braguette, apparaissant au même moment !

En guide de soutien-gorge, les femmes bandent leur buste ou bien usent de « robes à sachet de poitrine » lorsque les seins sont tombants ou bien trop opulents.

Se jouer du vêtement________________________________________________

Les cours sont les lieux privilégiés de l’excentricité. Reflet de celles-ci, le vêtement aristocratique comprend de nombreux accessoires et artifices caractéristiques à la fin du Moyen Âge : ceintures d’orfèvreries à clochettes, découpures pour orner la collerette des chaperons, le bas des robes ou bien les poignets des manches, pierres précieuses, fourrures, plumes, etc…

Boutons ou noyaux et lacets viennent accentuer la finesse de la silhouette tandis que des ouvertures bordées de fourrures sur les côtés des houppelandes laissent voir le vêtement du dessous. Ces fentes permettent aussi accessoirement de récupérer les objets accrochés à la ceinture. Les couvre-chefs suivent ces excentricités. Les élégants jouent sur les multiples manières de porter leur chaperon tandis que les élégantes portent des coiffes de plus en plus aériennes, comparables aux voilures d’un navire !

La chaussure, comme le vêtement, s’affine, donnant naissance au XVe siècle à la poulaine, puis par la suite à la patte d'ours. Pour déambuler dans les rues boueuses, il est possible d’user de patins ou « socques », sorte de sur-chaussure à semelle épaisse munie d’une lanière.

L'habit fait le moine_________________________________________________

Pour les moralistes, le vêtement est le reflet de l’âme. Les autorités religieuses et laïques veillent ainsi au respect des normes sociales et limitent les excès. Dès le XIIIe siècle, des lois somptuaires sont promulguées obligeant chacun à être vêtu d’une façon qui reflète son rang dans la société. En Italie, des bûchers sont installés en place publique afin d’exhorter les fidèles à brûler leurs parures outrancières. Pour les prostituées, les voiles ou les couvre-chefs sont proscrits. À Bergame, en Italie, un chaperon rouge à sonnettes stigmatise les proxénètes ! Les communautés non chrétiennes doivent porter des signes discriminants : par exemple, les Juifs arborent une calotte jaune à Marseille, les Musulmans une rouelle d’étoffe jaune en Espagne.

Des signes distinctifs font leur apparition dans l’aristocratie. Les armoiries, apparues sur les champs de batailles dès le XIIe siècle, sont représentées brodées sur les vêtements, sous forme de petits écussons. Ces vêtements peuvent être aussi personnalisés aux couleurs et aux armes du prince. Au XIVe siècle, les devises, emblèmes personnels du prince, se diffusent et deviennent de véritables outils de communication.

Seuls les déguisements pour les nombreuses fêtes permettent, pour un temps, un bouleversement des valeurs que représente parfaitement le fou, amuseur professionnel au service des rois et princes.

Commissaire de l'exposition :

Nadège Gauffre Fayolle, historienne médiéviste
chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire
au Moyen Âge et membre de l'AFET (Association Française pour l'Étude du Textile)

Avec le prêt de collections de vêtements et accessoires des Associations de reconstitution Mercurius et Artemis (Nicolas Baptiste et Soline Anthore Baptiste, respectivement docteurs en histoire de l'armure et en histoire du vêtement)

Notre présentation de l’événement

Située dans le 2e arrondissement, la Tour Jean sans Peur présente une rétrospective riche sur la mode médiévale. À travers trois thématiques principales, l'exposition décrypte la révolution stylistique du XIVe siècle, marquée par le passage de coupes amples à des tenues ajustées. Vous découvrirez l'usage des accessoires, l'art du couvre-chef et les chaussures emblématiques comme la poulaine, tout en explorant les contraintes sociales imposées par les autorités de l'époque.

Commissariée par l'historienne médiéviste Nadège Gauffre Fayolle, cette exposition met en lumière la confection et l'entretien des parures, tout en analysant le vêtement comme vecteur de rang social et de symbolique politique. Les pièces présentées proviennent des collections des associations Mercurius et Artemis.

L'exposition est ouverte du mercredi au dimanche, de 13:30 à 18:00. La visite libre est accessible au tarif de 7€ (5€ en tarif réduit), tandis que les visites guidées sont proposées à 12€ (8€ en tarif réduit). Le tarif réduit s'applique notamment aux 7-18 ans, aux étudiant·es, aux enseignant·es, aux demandeur·euses d'emploi ainsi qu'aux personnes en situation de handicap et leurs accompagnateur·rices. Des événements complémentaires, incluant des cycles de conférences et des week-ends thématiques, ponctuent la programmation jusqu'en décembre 2026.

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