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Gestes disparus, traces vivantes : Quand le passé rencontre le présent

Photo : Théâtre de la Ville

9 nov.Gratuit

Gestes disparus, traces vivantes : Quand le passé rencontre le présent

Venez découvrir des projets innovants autour du patrimoine qui font dialoguer pratiques artistiques et savoirs scientifiques. Ce rendez-vous...

Théâtre de la Ville (Paris 4e)

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À propos

La soirée sera rythmée par des interludes : respirations musicales jouée par Sogol Mirzaei, musicienne iranienne et lectures de textes jouées par la troupe du Théâtre de la Ville.

Avec :

  • Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université et Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne.
  • Sandra Aube, historienne de l'art des mondes de l'Islam, chercheuse au CNRS au sein du centre de recherche sur le monde iranien et Sipana Tchakerian, archéologue spécialiste du Caucase du sud médiéval et coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art.
  • Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle.

    Avec le soutien de Pierre-Marie Chauvin, vice-président Arts, Sciences, Culture et Société de Sorbonne Université et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville. Avec le soutien de Pierre-Marie Chauvin, vice-président Arts, Sciences, Culture et Société et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville.

Au programme : trois fragments, trois expériences

#Fragment 1 - Graffitis de Pompéi : comment retracer un espace public ?

Avec Eloïse Letellier-Taillefer, historienne de l’art et archéologue du monde romain à Sorbonne Université et Javiera Hiault Echeverria, artiste plasticienne.

Et si les murs de Pompéi racontaient comment habitantes et habitants de l’Antiquité pouvaient s’emparer d’un espace public ? Dans un couloir reliant deux théâtres, des centaines de graffitis ont traversé près de deux mille ans. Noms, messages d’amour, insultes, dessins et traces accumulées font entendre des voix souvent absentes des récits officiels et révèlent les habitudes, les déplacements et les imaginaires d’une société romaine. Le projet Bruits de couloirs réunit archéologie, histoire, histoire de l’art, langues anciennes et technologies numériques. Avec l’artiste Javiera Hiault Echeverria, la recherche passe par l’ expérience et la création : venez expérimenter la puissance du sensible pour écouter ce que ces gestes passés ont à nous dire.

#Fragment 2 - Patrimoine en danger, recherche empêchée

Avec Sandra Aube, historienne de l'art des mondes de l'Islam, chercheuse au CNRS au sein du centre de recherche sur le monde iranien et Sipana Tchakerian, archéologue spécialiste du Caucase du sud médiéval et coordinatrice scientifique à l’Institut national d'histoire de l'art.

Dans les zones de conflit, le patrimoine matériel est menacé, mais les recherches qui permettent de le comprendre le sont aussi. Guerres, violences politiques, exil et difficultés d’accès au terrain risquent de faire disparaître des pans entiers de l’histoire.
Créée en 2025, la cellule RePaZ (Recherche et Patrimoine en Zones de crises) soutient les chercheuses et les chercheurs travaillant sur les patrimoines en danger, d’abord au Moyen-Orient et dans les régions voisines, du Soudan à l’Afghanistan. Préserver le patrimoine, c’est aussi préserver les récits, les mémoires et la diversité des regards sur le monde. Ce projet invite à réfléchir aux moyens de documenter, transmettre et protéger ces histoires fragilisées, tout en alertant les responsables politiques sur l’urgence de soutenir la recherche.

#Fragment 3 - Transmettre le patrimoine : l'expérience du sensible

Avec Benoît Caron, volcanologue à l’Institut des sciences de la Terre de Paris – Sorbonne Université et David Pleurdeau, préhistorien au Muséum National d’Histoire Naturelle.

Comment faire revivre des peintures rupestres vieilles de plusieurs milliers d’années ? Le projet PAS (Patrimoine, Arts et Société) vous invite à découvrir le patrimoine de la Namibie autrement, à la croisée de l’archéologie et de la danse.
Né de la rencontre entre la Mission Archéologique en Namibie et la compagnie de danse OYO, ce projet explore les traces laissées par les sociétés humaines dans les paysages arides : peintures rupestres, abris sous roche et sites géologiques. Les scientifiques étudient ces vestiges pour mieux comprendre les modes de vie anciens et la manière dont les populations se sont adaptées aux changements de leur environnement. Mais ici, le patrimoine ne se regarde pas seulement : il se ressent. Par le mouvement, le geste et le rythme, la danse donne une nouvelle vie aux images anciennes et fait entendre leur lien avec les territoires.
Venez découvrir comment la recherche et la création artistique peuvent se rencontrer pour raconter autrement notre histoire et mieux comprendre les relations entre les êtres humains et leur environnement.

Notre présentation de l’événement

Oublie les livres d'histoire poussiéreux, ici le passé se murmure à travers les graffitis de Pompéi et les vestiges archéologiques oubliés. Entre musiques envoûtantes et récits incarnés, cette soirée fusionne les savoirs scientifiques et la création artistique pour redonner vie à des traces humaines millénaires.

Le Théâtre de la Ville accueille le 9 novembre 2026 une soirée singulière intitulée Gestes disparus, traces vivantes. De 20h00 à 21h30, des chercheur·euses et des artistes croisent leurs regards pour explorer notre rapport au patrimoine, du monde romain aux paysages namibiens, en passant par les zones de conflit. Entre archéologie, volcanologie et création contemporaine, cet événement gratuit et accessible en fauteuil roulant propose trois temps forts rythmés par des lectures et des interludes musicaux. C'est l'occasion idéale pour découvrir comment la science et l'art s'unissent pour faire résonner l'histoire et protéger les mémoires fragiles au cœur du 4e arrondissement.

La soirée s'articule autour de trois fragments, chacun explorant une facette différente de notre héritage culturel. Le premier volet se penche sur les graffitis de Pompéi avec l'historienne Eloïse Letellier-Taillefer et l'artiste Javiera Hiault Echeverria, révélant la parole oubliée des habitant·es antiques.

Le second fragment aborde la préservation des récits dans les régions en crise, avec l'intervention de Sandra Aube et Sipana Tchakerian. Elles présentent les enjeux de la cellule RePaZ, dédiée aux chercheur·euses travaillant sur les patrimoines menacés au Moyen-Orient et au-delà.

Enfin, le volcanologue Benoît Caron et le préhistorien David Pleurdeau proposent une immersion inédite dans le patrimoine namibien. En associant archéologie et danse, le projet PAS transforme notre compréhension des peintures rupestres, faisant du patrimoine une expérience sensible plutôt qu'une simple observation. Des lectures par la troupe du Théâtre de la Ville et des respirations musicales de Sogol Mirzaei ponctuent ces échanges. L'événement bénéficie du soutien de Pierre-Marie Chauvin et d'Emmanuel Demarcy-Mota.

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