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Exposition monographique consacrée à l’artiste australienne GW BOT | GLYPHMAKER - La métamorphose des signes

Photo : ©GW Bot ©Arts d’Australie • Stéphane Jacob

15 oct. – 23 janv.Gratuit

Exposition monographique consacrée à l’artiste australienne GW BOT | GLYPHMAKER - La métamorphose des signes

Laisse-toi porter par l'univers mystérieux de cette artiste australienne qui invente son propre alphabet inspiré de la nature sauvage. Ses glyphes, oscillant entre formes animales et végétales, transforment les cimaises en un jardin intérieur aussi poétique qu'énigmatique. Une immersion rare qui brouille les pistes entre paysages lointains et symboles ancestraux.

Arts d’Australie • Stéphane Jacob (Paris 3e)

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À propos

L’exposition Glyphmaker invite à découvrir l’univers singulier de l’artiste australienne GW Bot, au cœur du 3e arrondissement. À travers une série de signes graphiques appelés glyphes, elle explore les interactions entre le paysage naturel et l’intériorité humaine, influencée par des traditions variées allant de l’art byzantin à la poésie. Ce travail poétique, mêlant linogravures et pigments, interroge la fragilité du monde vivant et les cycles de la nature. Cet événement culturel, accessible gratuitement, est ouvert à tous·tes du lundi au samedi, de 10h00 à 18h00. Le lieu est entièrement adapté aux personnes en situation de handicap auditif, visuel ou cognitif.

Née en 1954 à Quetta, au Pakistan, de parents australiens, GW Bot est une artiste australienne dont l’oeuvre explore les liens entre l’être humain, le paysage et le monde intérieur. Son enfance passée dans plusieurs pays nourrit très tôt son intérêt pour les cultures et les territoires. Elle étudie l’art à Londres, Paris et en Australie, et obtient en 1982 son diplôme de l’Australian National University de Canberra. Depuis1985, elle se consacre pleinement à sa pratique artistique. Installée à Canberra, au coeur d’un environnement qui devient la source majeure de son inspiration, elle adopte le wombat comme animal totémique, en référence à la relation d’unité entre l’être humain et son environnement présente dans certaines traditions aborigènes. Elle forge son nom d’artiste à partir de l’une des premières appellations écrites du wombat dans une source française : « le Grand Wam Bot ».

Avant-propos de l'exposition

À travers ses œuvres, GW Bot développe un langage visuel singulier fondé sur les « glyphes », des signes qu’elle invente et transforme au contact des paysages australiens. Un glyphe est un signe graphique qui porte en lui une forme et une signification. À mi-chemin entre formes végétales, animales et humaines, ces signes constituent un alphabet ouvert, dont le sens reste volontairement mystérieux.

L’artiste ne cherche pas à représenter la nature de manière réaliste. Elle en traduit plutôt les rythmes, les forces et les transformations. Forêts, prairies, falaises, terres brûlées ou paysages arides deviennent ainsi les sources d’une écriture personnelle.

Son univers s’est également construit au fil de nombreux voyages en Europe et au Moyen-Orient. L’art byzantin, les sculptures d’Aghtamar, les motifs des tapis orientaux ou encore La Dame à la licorne ont nourri son imaginaire et enrichi son vocabulaire de formes et de symboles. La littérature et la poésie, notamment l’œuvre d’Alexandre Pouchkine, accompagnent également sa réflexion sur la création et sur la figure du poète.

Peu à peu, son travail s’est orienté vers le thème du jardin. Celui-ci devient un espace à la fois extérieur et intérieur, où se rencontrent la nature, l’intime et la spiritualité. En s’inspirant notamment de la tradition de l’hortus conclusus et des représentations religieuses, GW Bot fait du jardin un lieu de contemplation et de passage entre le visible et l’invisible. Cette attention portée au jardin peut, par certains aspects, évoquer celle de Bonnard, pour qui cet espace devient également un territoire sensible et pictural.

Toutes ces influences se mêlent dans une œuvre profondément ancrée dans le territoire australien et attentive à sa fragilité. Le feu, la sécheresse, la disparition et la renaissance deviennent les expressions des cycles qui traversent le monde vivant.

Le « soleil noir », motif récurrent dans son œuvre, introduit une dimension à la fois cosmique et symbolique. Il évoque les relations entre obscurité et lumière, disparition et renaissance, et accompagne l’idée de transformation.

Linogravure, pigments, graphite, découpes et tapa participent à cette écriture visuelle faite d’empreintes, de superpositions et de transparences. Le choix du papier occupe lui aussi une place essentielle dans son processus de création. GW Bot le considère comme un véritable « sol » : sa texture, sa densité et sa capacité à recevoir l’image influencent directement le résultat. Chaque papier possède ainsi ses qualités propres et, comme un sol, peut accueillir certaines formes et en transformer d’autres.

L’œuvre de GW Bot compose ainsi une véritable cartographie poétique, dans laquelle le paysage, la mémoire, la spiritualité et le langage se rencontrent et se transforment sans cesse.

Notre présentation de l’événement

Du 15 octobre 2026 au 23 janvier 2027, la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob présente le travail de GW Bot. Installée à Canberra, l’artiste puise son inspiration dans son environnement, adoptant le wombat comme animal totémique. Ses créations, véritables cartographies poétiques, utilisent des glyphes — des signes inventés à la croisée du végétal, de l’animal et de l’humain — pour traduire les forces et les rythmes de la nature.

L’exposition souligne la richesse technique de l’artiste, qui utilise linogravures, graphite et pigments sur des supports papier soigneusement sélectionnés. Ces œuvres traitent de thèmes comme le jardin, la spiritualité et la renaissance, tout en reflétant la fragilité des paysages australiens face aux cycles du feu et de la sécheresse. Le motif récurrent du « soleil noir » y incarne les transitions entre ombre et lumière.

Située au 13 rue Chapon, la galerie est ouverte du lundi au samedi, de 10h00 à 18h00. L’accès est gratuit pour tous les visiteurs. Dans une démarche d’inclusion, l’espace est aménagé pour accueillir les personnes sourdes ou malentendantes, les personnes aveugles ou malvoyantes, ainsi que les publics présentant un handicap cognitif.

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