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Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris

Photo : Still from A World that Seems Familiar, by Ngo Khanh An

9–18 oct.Gratuit

Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris

Oublie les blockbusters formatés et plonge dans une sélection exigeante qui repousse les limites de l'image. Ce festival explore le dialogue fascinant entre création solitaire et aventure collective, une expérience visuelle radicale pour ceux qui aiment être bousculés par le septième art.

L'ARCHIPEL (Paris 10e)

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À propos

Le Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris revient pour sa 28e édition du 9 au 18 octobre 2026. Cet événement incontournable pour les amateur·rices de création audiovisuelle audacieuse propose une sélection internationale de 45 films issus de 28 pays, ainsi qu’un focus thématique explorant les liens entre expression personnelle et pratiques collectives. Que vous soyez cinéphile aguerri·e ou curieux·se, venez découvrir des œuvres singulières et des performances innovantes. Notez que la majeure partie des séances est gratuite, tandis que les projections organisées au cinéma l’Archipel, situé dans le 10e arrondissement, sont accessibles au tarif unique de 6 euros.

La 28ème édition du Festival des Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris aura lieu du 9 au 18 octobre 2026 ! Pour cette édition, 45 films provenant de 28 pays seront présentés en compétition internationale aux côtés d’une programmation FOCUS « Un.e ET Un.es… », questionnant les tensions entre personnel et collectif dans la création du cinéma expérimental, ainsi que trois séances pour les jeunes publics.

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Un.e ET un.es…

S’il y a une tension qui traverse l’histoire du cinéma, en particulier dans ses formes expérimentales, militantes ou « différentes », c’est bien celle qui oppose l’expression personnelle aux pratiques collectives : le film comme manière de s’exprimer à partir de l’expérience radicalement singulière et située, refusant sa dilution dans une prétendue universalité, ou le cinéma comme façon de mettre en commun, la critique de « l’auteur » devenant alors l’une des conditions d’une autre politique des images.

Mais bien sûr, les pratiques elles-mêmes brouillent cette opposition. Toute expression personnelle est inséparable des conditions matérielles et des luttes collectives qui la rendent possible, et toute parole singulière porte la trace de la multiplicité des voix qui l’ont composée : « je suis déjà une assemblée générale » dit bien Judith Butler. Et faire collectivement, ce n’est pas nécessairement dissoudre les individualités dans une masse, et c’est en redistribuant les gestes et les fonctions de « l’auteur » que peuvent émerger les situations à partir desquelles des expressions radicalement nouvelles voient le jour : le « groupe opératoire », ce « réseau de responsabilités complémentaires » décrit déjà par Getino et Solanas en 1969 dans leur manifeste « Vers un troisième cinéma », serait l’une des conditions d’un cinéma proprement nouveau.

C’est cette tension que nous voulons explorer dans le Focus de ce 28eFestival des cinémas différents et expérimentaux de 2026. Ni une programmation consacrée uniquement aux pratiques collectives des cinémas expérimentaux et différents, ni une célébration du cinéma comme expression individuelle. Plutôt, en suivre les frottements et chercher les points d’achoppement. D’où « Un.e ET Un.es ». Une manière peut-être de faire clin d’œil à Godard et son passage du « + » de One + One au « et » d’Ici et ailleurs réalisé avec Miéville. Dans le langage informatique, l’opérateur « ET » impose que les termes qu’il articule soient pensés ensemble, sans que leurs possibles antagonismes soient pour autant résolus.

Ainsi, du 9 au 18 octobre 2026, on s’intéressera aux œuvres où des archives collectives ou anonymes deviennent la matière de paroles à la première personne, et à celles où l’expérience intime se trouve à la fois ancrée dans des communautés choisies ou assignées et traversée par des enjeux institutionnels qui la dépassent. Films et tables rondes exploreront des modes d’organisation, de diffusion et de conservation collectifs comme les conditions à partir desquelles des gestes et des voix singulières peuvent surgir et circuler. Les performances audiovisuelles et de cinéma élargi expérimenteront l’agencement des machines, des corps, des sons et des images comme production éphémère d’expériences communes, tandis que d’autres œuvres joueront avec les puissances de la superposition d’images, de corps et de temporalités. Films, performances et tables rondes investiront ainsi multiples lieux de Paris et de ses alentours, dont plusieurs nouveaux espaces tout récemment ouverts, et dont beaucoup sont par ailleurs eux-mêmes gérés collectivement : ART_L, l’Anomalie, la Dynamo, The Wrong Side, l’AERI, Mains d’œuvre, Commune Image (nous les remercions chaleureusement de leur accueil !).

La Compétition Internationale, elle aussi, se trouvera dans un nouveau lieu cette année : les six séances seront projetées au cinéma l’Archipel, en présence des cinéastes. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est bien le travail collectif du comité de sélection, qui a sélectionné 45 films de 28 pays différents à partir de près de 1700 films envoyés. Là aussi, on doit travailler collectivement, en faisant attention à articuler les sensibilités et les intérêts cinématographiques singuliers de chaque membre du comité pour faire émerger une sélection à la fois éclectique et cohérente. La délibération du Jury, publique comme chaque année, pour rendre également visible ces autres discussions collectives, aura lieu, elle, à Commune Image, tout comme la reprise des films primés.

Comme l’année dernière, une soirée « Off », cette fois-ci s’interrogeant sur la dialectique aliénation-minorité, se tiendra le lundi 12 octobre à Un lieu pour respirer, aux Lilas, proposée et coordonnée par Frédéric Tachou au nom de Soirées Off FCDEP et par Pierre Merejkowsky au nom de L’espace de confrontation aliénation minorité.

Enfin, le programme comprend aussi une séance Jeunes Publics à la Halle des Épinettes, conçue par Pétronille Malet à partir du catalogue du CJC, qui sera reprise le dimanche 18 octobre à Commune image (suivie d’un atelier jeunes Publics), ainsi qu’une programmation dédiée aux cinéastes de moins de 18 ans, à l’Archipel le samedi 17 octobre.

Notre présentation de l’événement

La 28e édition du Festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris se déploie dans toute la capitale du 9 au 18 octobre 2026. Cette année, la programmation met à l’honneur 45 films en compétition internationale, sélectionnés parmi près de 1700 propositions. Ces séances se tiendront au cinéma l’Archipel, permettant au public de rencontrer les cinéastes. Le festival consacre également son focus « Un.e ET Un.es » aux tensions créatives entre la démarche individuelle et le travail collectif, explorant cette dynamique à travers des films, des tables rondes et des performances audiovisuelles.

L'événement investit plusieurs espaces culturels de Paris et ses environs, notamment des lieux gérés de manière collective comme Commune Image, Mains d’œuvre ou l’Anomalie. Une programmation spéciale pour le jeune public est prévue à la Halle des Épinettes. Pour les curieux·ses, une soirée « Off » abordant la thématique aliénation-minorité est programmée le 12 octobre à Un lieu pour respirer, aux Lilas. La délibération du jury se tiendra publiquement à Commune Image, où seront également rediffusés les films primés.

La tarification se veut accessible à tous les publics : la majorité des événements est gratuite ou proposée à prix libres. Seules les séances programmées au cinéma l’Archipel, situé au 17 Boulevard de Strasbourg, sont facturées au tarif de 6 euros.

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