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On a vu, on a aimé « Le Procès d’une vie » : le jour où les femmes ont dit non

Photo : Simon Gosselin

30 juin – 3 janv.

On a vu, on a aimé « Le Procès d’une vie » : le jour où les femmes ont dit non

Plonge au cœur d'un moment charnière de notre histoire, où une salle de théâtre devient le tribunal vibrant d'une lutte acharnée pour le droit des femmes. Cette mise en scène participative transforme un procès historique en une expérience collective saisissante qui nous rappelle, avec une énergie brute, que chaque conquête sociale mérite d'être protégée. C'est une claque nécessaire qui résonne encore fort aujourd'hui.

Le Splendid (Paris 10e)

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À propos

Plongez au cœur du procès de Bobigny avec la pièce Le Procès d’une vie, une création marquante retraçant le combat pour le droit à l’avortement en 1971. À travers une mise en scène participative, Barbara Lamballais et Karina Testa redonnent vie à cette page d’histoire militante où l’intime rejoint la lutte politique. Porté par sept comédien·nes, ce spectacle interroge la force du collectif et la fragilité de nos conquêtes sociales. Les représentations se déroulent au théâtre Le Splendid dans le 10e arrondissement de Paris. Notez que cette œuvre, qui dure 80 minutes, est accessible aux spectateur·rices dès 13 ans.

De quoi ça parle ?

Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle souhaite avorter. Solidaire, sa mère, Michèle, puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, dit de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’histoire.

L’avis de la rédaction

Le spectacle s’ouvre sur une assemblée générale géante. On interpelle le public pour lui demander s’il aurait signé le fameux manifeste des 343 femmes appelant à la légalisation de l’avortement en avril 1971, on cite un extrait de l’article paru dans Le Nouvel Observateur et on confie même à Simone de Beauvoir le rôle de chauffeuse de salle. Le pari est risqué : transformer une page d’histoire militante en théâtre participatif. Et c’est réussi, car c’est cette énergie sororale qui va irriguer les 80 minutes du spectacle.

Avec sa distribution (six femmes et un homme) qui cumule plusieurs rôles, la troupe évite toute héroïsation : chacune porte une part du combat et rappelle que c’est la force du collectif qui a défié l’arbitraire.

On remonte donc le fil de l’histoire : une ado de 16 ans, violée, se retrouve enceinte et émet le souhait d’avorter illégalement ; une mère étouffée par des carcans sociétaux cherche une « faiseuse d’anges », comme on appelait celles qui aidaient aux avortements clandestins ; et une avocate qui fit du procès de Bobigny un débat politique. Les combats intimes surgissent, avant de se transformer en lutte collective. On suit leurs doutes, leurs hésitations, leurs élans, jusqu’à cette certitude commune : les femmes doivent pouvoir disposer librement de leur corps.

Avec cette pièce, Barbara Lamballais et Karina Testa tissent un rappel salutaire, soulignant habilement que les conquêtes sociales ne sont malheureusement jamais irréversibles.

Khadija M.

Œuvre librement inspirée de la vie de Gisèle Halimi et de l’ouvrage Le Procès de Bobigny : choisir la cause des femmes (éd. Gallimard)

  • Une pièce de : Barbara Lamballais et Karina Testa
  • Mise en scène : Barbara Lamballais, assistée d’Armance Galpin

> 30 juin-29 août : du mardi au samedi, à 21 heures
> à partir du 2 septembre : du mercredi au samedi, à 21 heures ; dimanche, à 15 heures
> représentations supplémentaires : lundi 28 et mardi 29 décembre, à 21 heures
> relâches : jeudi 24 et vendredi 25 décembre, vendredi 1er janvier

Notre présentation de l’événement

Le théâtre Le Splendid accueille Le Procès d’une vie du 30 juin 2026 au 3 janvier 2027. Cette pièce, écrite par Barbara Lamballais et Karina Testa, s'inspire du procès de Bobigny et de l’engagement de Gisèle Halimi. Dès l'ouverture, le public est invité à participer à cette reconstitution historique qui transforme l'espace scénique en une assemblée militante vibrante, rappelant le manifeste des 343 femmes. Pendant 80 minutes, six comédiennes et un comédien incarnent les parcours croisés de Marie-Claire, de sa mère et des figures ayant fait basculer la législation sur l’IVG en France.

Les horaires varient selon la période : du 30 juin au 29 août, les représentations ont lieu du mardi au samedi à 21h. À partir du 2 septembre, le rythme change avec des séances du mercredi au samedi à 21h et le dimanche à 15h. Deux dates exceptionnelles sont prévues les lundi 28 et mardi 29 décembre à 21h. Attention, le théâtre est fermé les 24, 25 décembre et 1er janvier. Les tarifs sont fixés à 44 € en Carré Or, 39 € en 1re catégorie et 31 € en 2e catégorie.

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