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Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France. Scènes, signes, sensations

Photo : Shoji Ueda

10 oct. – 31 janv.

Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France. Scènes, signes, sensations

Plongez dans l'âme du Japon moderne à travers le regard affûté de ses plus grands photographes. Des ruelles imprégnées de poésie aux scènes urbaines saisissantes, cette rétrospective offre une balade sensorielle unique pour mieux comprendre l'archipel loin des sentiers battus.

Bibliothèque François-Mitterrand – Galerie 1 (Paris 13e)

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À propos

La Bibliothèque nationale de France dévoile, à la Galerie 1 de la Bibliothèque François-Mitterrand, une rétrospective inédite dédiée à la photographie japonaise moderne et contemporaine. Du 2 octobre 2026 au 31 janvier 2027, explorez un fonds exceptionnel de près de 4 000 tirages, témoignant de l'effervescence créative de l'archipel depuis 1945. Cette exposition réunit une centaine d'artistes autour de thématiques variées, allant du reportage social aux expérimentations abstraites les plus sensibles. Que vous soyez amateur·rices d'art ou curieux·ses de découvrir des regards croisés entre le Japon et la France, cet événement est accessible avec un billet payant allant de 0 à 15 euros.

L’exposition en bref

Dès la fin des années 1960, la Bibliothèque nationale de France s’est imposée comme l’une des premières institutions occidentales à s’intéresser à la photographie japonaise moderne et contemporaine. Forte déjà d’un remarquable ensemble d’estampes japonaises des XVIIe au XIXe siècles, elle a progressivement élaboré une collection photographique exceptionnelle.

Conservé au département des Estampes et de la photographie, ce fonds rassemble près de 4 000 tirages réalisés par quelque 200 artistes et reporters, ainsi qu’une centaine de revues et d’ouvrages emblématiques retraçant l’histoire de la photographie japonaise depuis 1945. Cet ensemble, parmi les plus importants du monde occidental, s’est constitué avec la complicité de photographes japonais installés en France dans la seconde moitié du XXe siècle et devenus les ambassadeurs de l’extraordinaire effervescence créative de leur archipel.

Cette grande exposition rassemble une centaine d’artistes : des auteurs désormais largement reconnus sur la scène internationale, mais aussi d’autres figures dont les démarches et les styles méritent d’être découverts.

L’originalité de la collection photographique japonaise de la BnF réside également dans les grands axes thématiques et esthétiques qui la traversent. Tantôt ancrée dans le réel, à travers des reportages consacrés au monde rural, aux fêtes, aux rituels ou à l’expansion urbaine et économique, tantôt théâtrale, fantaisiste ou poétique, la photographie japonaise accorde une place essentielle aux sensations et aux atmosphères. Elle se déploie dans des œuvres alliant une remarquable simplicité de composition à une grande sophistication de tirage.

Face au réel

La photographie de reportage et son réalisme occupent une place prépondérante dans la production d’après-guerre, comme en témoignent les reportages d’Hiroshi Hamaya, les séries d’Hiromi Tsuchida ou encore celles de Yoko Yamamoto, contribuant à reconstruire un socle national commun où se mêlent résilience après le traumatisme nucléaire, intérêt pour les coutumes ancestrales et aspiration à la modernité.

Étrange quotidien

Les œuvres plus intimistes, notamment signées des auteurs du courant de la Konpora Shashin tels que Shigeo Gocho ou Tokuko Ushioda, produisent dans les années 1960-1980 les instantanés d’une expérience ordinaire. Par la composition, le cadrage ou du fait de rencontres inattendues, la banalité se teinte alors d’étrangeté.

Corps mis en scène

Les mises en scènes théâtralisées dues à Shoji Ueda, Eikō Hosoe et ses élèves ou encore Yuki Onodera et Mami Kiyoshi, dévoilent l’influence de l’univers très visuel des arts du spectacle traditionnels du Japon. Cette partie rassemble un grand nombre de recherches et d’expérimentations photographiques autour de la direction des corps.

Bonjour Paris !

De nombreux photographes japonais présents dans la collection de la BnF ont tourné leur regard vers Paris, comme Ihei Kimura, Yoshi Takata, Keiichi Tahara, Mamoru Sakamoto ou Jun Shiraoka, venus travailler voire vivre dans la capitale française. Ces points de vue, qui oscillent entre curiosité et fantasmes, recherche d’archétypes et de références connues, souci de saisir le particulier et rejet de tout exotisme, traduisent les allers-retours féconds entre les deux cultures.

Calligraphies du monde

La figure humaine laisse la place au règne des formes, influencé par l’art oriental de la calligraphie et un minimalisme associant, comme chez Shōmei Tōmatsu, Yasuhiro Ishimoto, Takehiko Nakafuji et jusqu’à Sayuri Ichida, la quête d’une épure et l’excellence des effets de contrastes.

Sensible et impalpable

Se déploie dans cette partie un univers de sensations et d’atmosphères, des paysages ténébreux de Hiroto Fujimoto et Kazuo Amemiya aux portraits d’éléments saisis par Koichiro Kurita et Sayuki Inoue (le vent et les eaux). La recherche d’abstraction sensible, selon une approche artistique de la nature souvent imprégnée du bouddhisme zen, s’y traduit dans la matérialité des tirages et des ouvrages, entre velouté de nuances et éloge de l’ombre.

Notre présentation de l’événement

Située dans le 13e arrondissement de Paris, la Galerie 1 de la Bibliothèque François-Mitterrand accueille cette immersion visuelle du 2 octobre 2026 au 31 janvier 2027. L'exposition retrace l'histoire de la photographie japonaise à travers les collections de la BnF, mettant en lumière le travail d'environ 200 artistes et reporters. Le public pourra découvrir une centaine d'auteurs, des figures internationales reconnues aux talents plus confidentiels.

Le parcours est structuré par des axes esthétiques précis, explorant le réalisme du reportage d'après-guerre, l'étrangeté du quotidien, la théâtralité des corps mis en scène et l'influence des arts traditionnels comme la calligraphie. Une section particulière souligne le regard porté sur Paris par les photographes japonais ayant séjourné dans la capitale, tandis qu'une autre partie se concentre sur une approche sensible et abstraite de la nature.

L'exposition est ouverte du mardi au samedi de 10h00 à 19h00, ainsi que le dimanche de 13h00 à 19h00. Les tarifs varient entre 0 et 15 euros. Il s'agit d'une opportunité rare de contempler des œuvres alliant simplicité de composition et sophistication technique au cœur d'une institution majeure.

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