
Photo : © Mary Pickford Foundation
Mary Pickford, la grâce et la malice
Plongez dans l'univers fascinant de Mary Pickford, l'icône qui a régné sur Hollywood bien avant les starlettes d'aujourd'hui. Derrière ses boucles d'or se cachait une femme d'affaires redoutable et une pionnière audacieuse dont l'héritage continue de marquer le septième art.
Fondation Jérôme Seydoux-Pathé (Paris 13e)
À propos
La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé consacre une rétrospective majeure à Mary Pickford, pionnière du cinéma, actrice et productrice emblématique. Du 2 septembre au 20 octobre 2026, venez découvrir une cinquantaine de ses films, dont de nombreuses copies restaurées, retraçant une carrière exceptionnelle marquée par le passage du muet au parlant. Cette immersion dans l'âge d'or hollywoodien est accessible à toutes et tous, l'établissement étant entièrement accessible en fauteuil roulant. Profitez de ce cycle pour apprécier ces œuvres rares accompagnées en direct par des pianistes, offrant une expérience cinématographique authentique au cœur du 13e arrondissement de Paris.
Né en 1892 à Toronto, Mary Pickford a été une pionnière du cinéma, une actrice de talent, une productrice audacieuse et une femme d'affaires avisée. Surnommée à ses débuts « la fille aux boucles d’or » avant même que le public ne connaisse son nom, elle devient rapidement « la petite fiancée de l’Amérique », une figure de notoriété équivalente à celle de Chaplin, une référence pour des foules d’admirateurs et d’imitatrices dans le monde entier.
Issu d’une famille pauvre de comédiens de théâtre et très tôt orpheline de père, elle débute sur les planches dès l’âge de sept ans avant d’être repérée en 1909 à New York par D.W. Griffith. Jusqu’en 1912, elle tourne avec lui une cinquantaine de courts métrages (A Beast at Bay, The School Teacher and the Waif, The New York Hat). À Hollywood, un contrat signé avec la Famous Players Film Company d’Adolph Zukor lui permet d’affiner son jeu subtil et naturel. Elle en fait la démonstration notamment chez James Kirkwood dans Behind the Scenes (1914), The Dawn of a Tomorrow ou Fanchon the Cricket.
Fine négociatrice, elle obtient, à partir de 1916, le contrôle de la production des films dans lesquels elle apparaît et un salaire en constante augmentation, avant de devenir sa propre productrice en créant sa société, la Mary Pickford Film Corporation. Elle fait le choix des meilleurs réalisateurs pour la diriger, à commencer par Maurice Tourneur dans The Pride of the Clan (1917) et Poor Little Rich Girl. En 1917, elle tourne avec Cecil B. De Mille l’épatant western A Romance of the Redwoods et The Little American, qui la conduit sur le terrain de la guerre en Europe. En 1918, Marshall Neilan la dirige dans le double rôle de Stella Maris.
Les collaborations se poursuivent avec des personnalités privilégiées. La scénariste Frances Marion, autrice de plusieurs excellents scénarios (The Poor Little Rich Girl, Johanna Enlists) réalise avec l’actrice son premier film, The Love Light en 1921. Pickford se vante d’avoir favorisé la venue d’Ernst Lubitsch à Hollywood. Il tourne son premier film américain, Rosita, dans lequel l’actrice interprète le rôle d’une chanteuse des rues. Elle endosse ensuite de nouveau des rôles d’adolescente, selon les desiderata du public et en dépit de ses quelques trente ans (Little Annie Rooney, Sparrows). L’arrivée du parlant signe le déclin de sa carrière, malgré quelques rôles remarquables.
Mary Pickford a marqué l’histoire du cinéma américain par son discernement, son charme et sa vitalité. Une cinquantaine de ses films (sur plus de deux cents…) est présentée lors de ce cycle, la plupart dans des copies restaurées issues des collections d’archives américaines et européennes, et avec le soutien de la Mary Pickford Foundation.
Les séances sont accompagnées par les pianistes issus de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel (CNSMDP).
Notre présentation de l’événement
La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé rend hommage à Mary Pickford, figure incontournable qui fut tour à tour actrice, productrice et femme d'affaires visionnaire. Ce cycle, qui se déroule du 2 septembre au 20 octobre 2026 dans le 13e arrondissement de Paris, met en lumière une cinquantaine de films issus de plus de deux cents œuvres, incluant des copies restaurées provenant d'archives internationales. Les séances bénéficient d'un accompagnement musical au piano par les élèves de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel du CNSMDP.
Le public peut choisir entre deux options tarifaires : l'accès aux espaces d'exposition est proposé entre 3 et 5 euros, tandis qu'un billet couplé incluant une séance de cinéma et l'accès aux expositions est disponible entre 4 et 7 euros. Le lieu est entièrement accessible aux personnes en fauteuil roulant, assurant un accueil adapté à chacun·e.
Le parcours retrace la trajectoire de celle que l'on surnommait la petite fiancée de l'Amérique, de ses débuts avec D.W. Griffith à son rôle de productrice indépendante et ses collaborations avec de grands cinéastes comme Ernst Lubitsch. Cette rétrospective permet d'observer l'évolution du jeu d'actrice de Pickford et son influence majeure sur l'industrie cinématographique américaine avant son déclin lors de l'arrivée du parlant.


