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Prisonnières - Les dernières années de la prison Saint-Lazare (1919-1932)

Photo : Charles Lansiaux / DHAAP - Ville de Paris

17 sept. – 13 déc.Gratuit

Prisonnières - Les dernières années de la prison Saint-Lazare (1919-1932)

Derrière la façade paisible de cette médiathèque du 10e arrondissement se cache le souvenir brut d'une prison de femmes oubliée. Entre images d'archives et graffitis gravés dans la pierre, cette exposition exhume des voix féminines restées trop longtemps dans l'ombre du Paris des années 20.

Médiathèque Françoise Sagan (Paris 10e)

À propos

Plongez dans le passé méconnu de la prison Saint-Lazare avec l'exposition Prisonnières, présentée du 17 septembre au 13 décembre 2026. Située entre le square Alban Satragne et la médiathèque Françoise Sagan, cette rétrospective retrace le quotidien des femmes incarcérées entre 1919 et 1932 dans cet ancien couvent transformé en lieu de soin et de détention. Conçu pour un public dès 12 ans, cet événement gratuit propose une immersion historique riche en archives et témoignages. L'ensemble du parcours, accessible en fauteuil roulant, met en lumière les conditions carcérales et la condition féminine de l'entre-deux-guerres à travers des images d'époque, des objets et des écrits retrouvés.

Au sortir de la Grande Guerre, tous les Parisiens connaissent la sombre façade de la prison Saint-Lazare, dans le faubourg Saint-Denis. Derrière les murs délabrés de cet ancien couvent, on punit et on soigne. Unique prison de femmes à Paris, elle enferme jusqu’à plus de mille détenues : prévenues, condamnées à de courtes peines, prostituées ayant enfreint la règlementation ou atteintes de syphilis. Ces dernières sont traitées dans l'infirmerie spéciale, véritable hôpital-prison.

Le sort de cette institution, souvent comparée à une lèpre au cœur de la capitale, se joue dans les années 1920, marquées par une politique nataliste répressive et l’angoisse du « péril vénérien ». En 1932, la prison ferme avant d’être partiellement démolie. L’infirmerie, d’abord transformée en maison de santé pour prostituées, abrite maintenant la médiathèque Françoise-Sagan.

L’exposition s’attache à rendre visible et sensible cette histoire dont les lieux actuels gardent peu de traces. Au fil d’images, livres, archives et objets issus des collections de nombreuses institutions, le parcours revient sur les dernières années de la prison.

Elle débute par un parcours extérieur, sur le square Alban Satragne où des photographies grand format permettent de découvrir l'ancienne prison dans son environnement urbain. Le cheminement se poursuit dans la médiathèque, où le parcours revient sur les dernières années de la prison, sur les multiples regards portés sur les prisonnières et ce qu’ils révèlent de la condition féminine de l’époque, mais aussi sur les traces ténues qu’elles ont elles-mêmes laissées : écrits, graffitis, empreintes témoignant de la vie de ces ombres de l’histoire.

Exposition sur deux sites : le square Alban Satragne et la médiathèque Françoise Sagan

Ce projet a été initié par l'association Histoire et vies du 10e, et soutenu par la Mairie du 10e arrondissement.

Un programme de visites et d'animation est associé à l'exposition

Des visites à l'occasion des Journées européennes du Patrimoine
Le spectacle "Maison noire", lecture parlée chantée par le Cirque du Dr Paradi
Une écoute musicale sur les chansons de prison
Un cycle de conférences, en partenariat avec le Comité d'Histoire de la Ville de Paris
Un colloque organisé par le Centre d'Histoire du XIXe siècle

; Crédits : Bibliocité
Notre présentation de l’événement

L'exposition Prisonnières, portée par l'association Histoire et vies du 10e et la Mairie du 10e arrondissement, explore les ultimes années de la prison Saint-Lazare. Ce lieu emblématique, longtemps perçu comme une infirmerie-prison pour femmes, a marqué le faubourg Saint-Denis avant sa fermeture en 1932. Le parcours, riche en archives, livres et photographies, débute en extérieur sur le square Alban Satragne avec des clichés grand format, puis se poursuit au sein de la médiathèque Françoise Sagan, située sur les vestiges de l'ancienne institution.

Au-delà de la découverte historique, l'événement interroge les regards portés sur ces femmes, qu'elles soient prévenues ou atteintes de maladies vénériennes, et souligne les traces ténues laissées par ces détenues, telles que des graffitis ou des écrits personnels. L'accès est entièrement gratuit, selon les horaires d'ouverture de la médiathèque.

Pour enrichir cette réflexion, une programmation variée est proposée tout au long de la période : des visites lors des Journées européennes du Patrimoine, le spectacle Maison noire par le Cirque du Dr Paradi, une écoute de chansons carcérales, ainsi qu'un cycle de conférences et un colloque scientifique en partenariat avec le Comité d'Histoire de la Ville de Paris et le Centre d'Histoire du XIXe siècle.

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