This page is also available in English. View in English

Esta página también está disponible en español. Ver en español

Exposition : France, Suède et Empire ottoman : alliances artistiques

Photo : Louis Nicolas de Lespinasse (1734 - 1808), "En europeisk ministers måltid hos Storvisiren i Divanen", Photo Nationalmuseum

10 oct. – 1 nov.Gratuit

Exposition : France, Suède et Empire ottoman : alliances artistiques

Plongez dans l'époque où diplomates et artistes suédois s'émerveillaient des fastes de Constantinople pour mieux redessiner le monde. C'est l'occasion rare d'admirer comment les Lumières ont fusionné avec l'élégance ottomane à travers des archives et des toiles fascinantes. Laisse-toi transporter par ces échanges méconnus qui ont nourri l'imaginaire européen bien avant la mondialisation.

Institut Suédois (Paris 3e)

À propos

L’Institut Suédois explore, du 3 octobre au 1er novembre 2026, les liens historiques entre la France, la Suède et l’Empire ottoman au XVIIIe siècle. Cette exposition met en lumière les influences mutuelles et la fascination réciproque entre ces cultures à travers une sélection d’œuvres issues des collections du Nationalmuseum de Stockholm. Ce parcours chronologique révèle comment la diplomatie et les récits de voyage ont façonné l’imaginaire occidental de l’époque, des paysages de Constantinople aux scènes de vie officielle. L’accès est entièrement gratuit et possible sans réservation, du mardi au dimanche, de 12h00 à 19h00, en plein cœur du 3e arrondissement.

Au 18ᵉ siècle, les relations entre Occident et Orient s’apaisent après de longs siècles marqués par les conflits armés. La France, la Suède et l’Empire ottoman s’allient contre les ennemis communs que sont la Russie et l’Autriche. Les échanges diplomatiques se structurent, des ambassades permanentes sont établies et les voyages deviennent plus accessibles. Dans ce contexte nouveau, une curiosité réciproque se développe : Européens et Ottomans s’observent et s’influencent mutuellement. Les artistes et intellectuels occidentaux se passionnent pour les costumes et les intérieurs ottomans, construisant l’image d’un monde idéalisé. La figure du sultan et la vie de cour inspirent la littérature, les arts visuels et les arts de la scène, tout en suscitant des discussions irriguées par l’esprit des Lumières.

L’exposition présente une sélection d’œuvres issues des collections de l’Institut suédois et de Nationalmuseum, Stockholm, qui illustrent ces circulations.

Le parcours chronologique s’ouvre avec deux tableaux réalisés par un peintre suédois à partir des œuvres de Jean-Baptiste Vanmour, qui accompagne l’ambassadeur de France en voyage à Constantinople (aujourd’hui Istanbul) en 1699. Ses vues de la ville, des cérémonies et de la population locale en vêtements traditionnels sont diffusées en Europe sous forme de gravures dans le Recueil de cent estampes représentant différentes nations du Levant (1714), marquant profondément l’imaginaire occidental.

L’exposition compte aussi plusieurs dessins de Cornelius Loos, officier ayant participé à une expédition commandée par le roi Charles XII de Suède, exilé dans l’Empire ottoman après avoir été vaincu par la Russie. Assigné à son campement, le roi prend le parti d’envoyer ses hommes dans le monde musulman pour le documenter. Les dessins de Loos offrent un regard remarquable sur l’architecture et les paysages de Constantinople, entre panoramas urbains, mosquées, palais et vues intérieures de la basilique Sainte-Sophie.

L’exposition aborde également le rôle des marchands et des interprètes dans les échanges culturels. Asmund Palm, directeur de la Compagnie suédoise du Levant (Levantiska kompaniet), créée pour favoriser le commerce avec la France et l’Empire ottoman, fait réaliser des portraits de lui et de sa fille en costumes ottomans. Ignatius Mouradgea d’Ohsson, interprète franco-arménien auprès de l’ambassade suédoise, publie dans les années 1780 le Tableau général de l’Empire ottoman, où se dessine une approche érudite et documentée de l’islam, des lois et des institutions ottomanes. Des aquarelles originales réalisées pour cet ouvrage sont montrées dans l’exposition, représentant des scènes et intérieurs de la vie officielle à Istanbul.

Outre la Turquie et la Grèce actuelles, le vaste Empire ottoman englobe au 18e siècle une grande partie de la péninsule balkanique, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. L’islam est la religion dominante, mais d’autres croyances sont tolérées. Constantinople (qui deviendra Istanbul au 20e siècle) est la capitale, et la ville où réside le sultan.

Commissaire : Martin Olin, directeur des collections du Nationalmuseum.

Exposition en collaboration avec Nationalmuseum, Stockholm, gestionnaire de la collection et de l’exposition permanente de l’Institut suédois.

Merci à la fondation Björn et Inger Savén.

Informations pratiques

Entrée libre sans réservation

Notre présentation de l’événement

Au XVIIIe siècle, l’apaisement des relations diplomatiques entre la France, la Suède et l’Empire ottoman favorise des échanges culturels inédits. Sous la direction de Martin Olin, cette exposition retrace cet âge d’or de curiosité intellectuelle et artistique où les arts visuels, la littérature et la scène se sont nourris de l’esthétique ottomane.

Le parcours s’appuie sur des pièces majeures, dont les gravures de Jean-Baptiste Vanmour qui ont durablement marqué l’imagerie européenne, ainsi que les relevés architecturaux de Cornelius Loos réalisés lors des expéditions de Charles XII. Vous y découvrirez également les aquarelles originales d’Ignatius Mouradgea d’Ohsson, témoignant d’une approche érudite de la vie ottomane, et les portraits d’Asmund Palm illustrant l’influence des marchands dans ces dynamiques de circulation des savoirs.

Organisée en collaboration avec le Nationalmuseum de Stockholm, cette présentation est ouverte au public gratuitement et sans réservation. Vous pouvez visiter l’Institut Suédois, au 11 rue Payenne, du mardi au dimanche, entre 12h00 et 19h00.

17°C

Prévisions météo

Partiellement nuageux

max +17 °Cmin +11 °C

Vous aimerez aussi